Après une Charte de la Laïcité a géométrie tellement variable qu’elle n’en est plus une à Orléans, c’est au tour de la deuxième ville du Loiret, Olivet, de s’en prendre à la Laïcité républicaine, ou du moins à ses symboles.
Au nom d’un projet d’aménagement urbain, sur lequel le Laboratoire Loiret de la Laïcité n’a aucune légitimité à s’exprimer, c’est néanmoins un bâtiment public à haute valeur symbolique qui s’apprête à remonter le temps d’avant 1905, voire d’avant 1882.
Les bâtiments de l’école publique de la Cerisaie est en effet promis à la vente dans le cadre de l’aménagement de la ZAC du Clos du Bourg d’Olivet, projet de restructuration d’une partie du centre bourg. Sa façade illustre un moment de l’histoire de notre République, celle où l’éducation gratuite, laïque et obligatoire était ouverte aux filles.
En effet, par la loi du 28 mars 1882 sur l’enseignement primaire obligatoire, Jules Ferry a rendu l’instruction obligatoire, bien sûr, mais aussi laïque. L’une des plus grandes améliorations apportées par la loi a concerné la scolarisation des filles et des enfants des campagnes, que leurs parents étaient dès lors obligés d’envoyer à l’école primaire, au lieu de les faire participer aux tâches ménagères ou aux travaux des champs.
Et, concernant Olivet, là où la chose prend une dimension symbolique et profondément anti-laïque, c’est le potentiel (et très probable) acheteur : l’institution catholique de Notre-Dame la Providence, en mal d’extension de ses locaux et de son influence sur le petit « Neuilly orléanais ».
On peut encore espérer une destinée plus laïque aux bâtiments de l’école publique de la Cerisaie, dont le sort est entre les mains d’élus habituellement prompts à défendre les valeurs républicaines lorsqu’elles sont menacées par l’islamisme… mais parfois moins « regardant » lorsqu’il s’agit de céder à l’influence d’autres religions.
Pour mieux appréhender ce problème d’aménagement du territoire olivetain :
http://olivet-mag-fr.over-blog.com/2021/01/cerisiae-et-providence.html







