Le Parlement s’apprête à engager la discussion sur le projet de loi visant à renforcer les valeurs de la République.
Le Laboratoire Loiret de la Laïcité se félicite de certaines dispositions prévues dans cette future loi. Il considère que des améliorations significatives doivent encore lui être apportées.

Dans ce but, il a adressé aux parlementaires de notre département la lettre suivante :
« Mesdames et Messieurs les Parlementaires du Loiret,
Le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » va, dès lundi prochain faire l’objet du nécessaire débat parlementaire.
Si ce projet plusieurs dispositions de nature à renforcer effectivement les principes de notre République et mieux l’armer contre les menées de l’islamisme politique, certains points pourraient fort utilement être encore enrichis ou corrigés.
Le Laboratoire Loiret de la Laïcité a fait sien les propositions du collectif féministe universaliste, dont l’appel est récemment paru dans la presse, et regrette certains silences du texte sur des sujets essentiels.
Alors qu’est bien posée l’extension de l’obligation de neutralité du service public aux organismes auxquels ont été confiées des missions de service public, rien n’est dit sur la nécessaire neutralité des collaborateurs et collaboratrices occasionnels du service public. Les accompagnateurs scolaires pourront ainsi impunément afficher les marques d’un prosélytisme religieux et d’une discrimination femmes-hommes, en totale contradiction avec l’esprit du présent projet de loi, avec la loi de 2004 et la grande cause du quinquennat.
Les bonnes intentions manifestées pour le sport, en raison de son rôle dans la sociabilisation et la formation, notamment des jeunes, sont insuffisantes, et doivent être complétées, comme l’a souligné le Conseil d’État dans son avis, en précisant les obligations des fédérations délégataires dont le contrat avec l’État devrait comporter l’engagement du respect – par leurs agents aussi bien que par les sportives et sportifs – d’une stricte neutralité telle que définie dans la règle 50 de la Charte olympique. (Art. 25).
Alors que le contrôle renforcé des établissements scolaires hors contrat et de l’instruction en famille se veut répondre à des dérives avérées, dont la ségrégation précoce des petites filles soustraites à l’instruction publique, nous ne pouvons admettre l’éviction brutale de l’amendement visant à interdire le marqueur sexiste, séparatiste et de maltraitance sur enfants qu’est le voilement des fillettes, qui plus est, au motif scandaleux que cela « polluerait » le débat !
Le Laboratoire Loiret de la Laïcité vous demande d’amender le projet de loi selon ces orientations. »

