
Tout d’abord, il faut dire notre infinie tristesse, notre peine profonde, à la suite de l’assassinat d’un nouvel enseignant de notre école publique, Dominique Bernard, dont le nom, hélas, prend place à côté de celui de Samuel Paty.
La similitude des formes et des circonstances entre les assassinats horribles de l’un et de l’autre est terrifiante. Une même idéologie mortifère a armé la main des terroristes, dont les origines géographiques sont troublantes. Et puis, cette volonté de s’attaquer de façon déterminée à des enseignants d’histoire et de géographie, même si Dominique Bernard, professeur de français, est mort d’avoir été sur le chemin de l’assassin et d’avoir essayé de l’arrêter dans son entreprise criminelle.
Les sœurs de Samuel Paty écrivaient, en préface d’un petit ouvrage intitulé « Touche pas à mon professeur » : « La liberté est une valeur qui se mérite, que la France a conquise et a su préserver à chaque remise en cause de sa légitimité. Quel meilleur guide qu’un professeur d’histoire-géographie pour nous expliquer que nos valeurs font parties de noter histoire , qu’elles ne sont pas innées, mais acquises ».
C’est la lumière apportée à nos enfants, à nos jeunes, par ces enseignants, que l’obscurantisme de quelques fous de dieu ont voulu atteindre, ont voulu éteindre.
Mais les valeurs et principes fondamentaux de notre République, indivisible, démocratique, laïque et sociale, valeurs et principes inventés par le peuple de France, sauront surmonter cette nouvelle et tragique épreuve.
Nous n’oublierons jamais Samuel Paty, et désormais Dominique Bernard, et nous ne plierons pas face au terrorisme.





