Alfred Dreyfus a une relation très particulière avec la ville d’Orléans.
Son premier accusateur, le lieutenant-colonel d’Aboville, natif de Malesherbes, est en garnison à Orléans lorsqu’il constitue le dossier d’accusation qui mènera Alfred Dreyfus devant le tribunal militaire pour trahison en 1894. Ce même d’Aboville prendra la tête du mouvement antisémite dans le Loiret.
Après sa laborieuse réhabilitation en 1906, Alfred Dreyfus reprendra sa carrière militaire. Il montera au front en 1914.
Lieutenant-colonel en 1917, il sera nommé responsable de l’intendance de l’artillerie à Orléans, fonction qu’il occupera jusqu’à la fin de la guerre. Il quittera la garnison d’Orléans en 1919.
L’affaire Dreyfus qui vit s’impliquer les plus grands noms de la 3ème République (Zola, Jaurès, Clemenceau, …) en faveur de la juste cause d’un innocent condamné parce que juif, constitue l’un des socles de la République Française, indivisible, démocratique, laïque et sociale, comme l’indique désormais sa Constitution. Elle lui a apporté la garantie que la justice devait être faite dans toutes les circonstances et au bénéfice de tous ses citoyens. Que la vérité était aussi une condition de la démocratie.
Dans une période de forte réminiscence des actes antisémites, racistes et discriminatoires, se rappeler de l’affaire Dreyfus à Orléans est une action de salubrité publique.
La Licra du Loiret a engagé, avec d’autres forces politiques et philosophiques une action pour qu’un lieu ou monument public porte le nom d’Alfred Dreyfus à Orléans. Une pétition en ligne est proposée en suivant ce lien :






