La Laïcité permet de critiquer toutes les idées, les idéologies, les dogmes et les philosophies.
On peut, en République, s’exprimer librement (et parfois avec force) contre les idéologies politiques : « je pense que le capitalisme est une idéologie nocive pour les hommes comme pour la nature, et je le combats à ce titre » ; « Je considère que le régime communiste est le pire des systèmes qui annihile toute initiative créatrice » ; « Le socialisme est une idée politique obsolète et parfaitement utopiste » ; « Le conservatisme mène à la ruine » ; « Le populisme cultive l’obscurantisme », … et je peux même tourner en dérision toutes ces idées politiques au moyen de textes, de dessins, de caricatures, … C’est d’ailleurs ce qu’on appelle le débat politique, sport national s’il en est.
Il en va de même pour les idées philosophiques ou économiques. On peut considérer ou déconsidérer à l’envie le keynésianisme, le marxisme, le libéralisme économique, le stoïcisme ou l’épicurisme, la philosophie des lumières ou la théorie du choc des civilisations, la démocratie représentative ou la démocratie participative, … Tout cela est permis grâce à la liberté d’opinion et de son expression.
Il en va de même pour les religions et leurs dogmes. On a le droit de contester l’existence de dieu, du divin ou des divinités. On peut critiquer ou se moquer des croyances, tout comme on a le droit d’y adhérer. On peut considérer que les « livres saints » ne sont que de simples écritures humaines…
Tout cela est permis, et c’est ce qui fait la grandeur d’un pays comme la France qui admet toutes les critiques, sous toutes leurs formes, et les autocritiques, indispensables au débat éclairé entre des citoyens libérés des entraves dogmatiques.
Notre conception de la liberté, celle de dire et de rire, de dessiner et d’écrire sans entrave, s’est forgée dans un long combat contre toutes les censures et nous y tenons, parce qu’elle fait partie de notre identité.
Prochain article : Comment peut-on critiquer un dogme, une idéologie ou une religion, sans mettre en cause ses adeptes ?






