En Belgique, comme en France, le débat sur le port du voile islamique (le hidjab), est constamment réactivé, comme une rengaine à laquelle on devrait finir par céder…
Si le port du voile, comme tout autre vêtement revendiquant une appartenance religieuse, est parfaitement admis dans l’espace public en France, il est en revanche interdit aux agents des services publics, au nom de le neutralité à laquelle s’engage la République vis à vis de tous les citoyens.
De la même façon, en France, les étudiants en formation au sein des ESPE, nos Écoles supérieures du professorat et de l’éducation qui forment les enseignants de la maternelle à l’université, en tant que fonctionnaires en formation, sont tenus à la neutralité politique, philosophique et religieuse. Et cela vaut à la fois dans le cadre de leurs études, comme plus tard lorsqu’ils enseigneront aux enfants et aux jeunes dans les écoles, collèges et lycées de l’éducation nationale.
Une récente décision de la cour constitutionnelle Belge a posé le même principe concernant les étudiants en formation au sein de la Haute école de formation des maîtres à Bruxelles.
Plusieurs étudiantes musulmanes et voilées ont fait connaître leur incompréhension vis à vis de cette décision, à travers une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux sous le nom des « Hijabis contre-attaquent ».
La réponse que leur apporte avec une grande qualité pédagogique la philosophe Nadia Geerts est aussi pertinente des deux côtés de la frontière.
Le Laboratoire Loiret de la Laïcité vous la livre ici. Elle est en effet une vraie leçon de Laïcité.





